Niches fiscales
Crédit d'impôt travaux développement durable en 2026
Crédit d'impôt travaux développement durable en 2026 : le CITE a disparu au profit de MaPrimeRénov. Ce qui subsiste (borne de recharge, adaptation du logement) et les règles de
La plupart des contribuables cherchant un « crédit d’impôt travaux développement durable » ont en tête un dispositif qui n’existe plus. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique, longtemps appelé CITE, a été supprimé et remplacé par une aide directe, MaPrimeRénov, qui obéit à une logique radicalement différente. Comprendre cette bascule est indispensable pour ne pas se tromper de déclaration, ni espérer un avantage fiscal disparu. Ce guide fait le point, à jour au juillet 2026, sur ce qui subsiste réellement en matière de crédit d’impôt lié au logement et au développement durable, et sur les règles de cumul avec MaPrimeRénov.
Le crédit d’impôt « développement durable » existe-t-il encore en 2026 ?
Non, pas sous la forme que la plupart des contribuables lui prêtent. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), codifié à l’article 200 quater du CGI, permettait de déduire de son impôt une fraction des dépenses de rénovation énergétique : isolation, chaudière performante, pompe à chaleur, menuiseries. Ce dispositif a été progressivement supprimé et n’a plus vocation à s’appliquer aux dépenses payées à compter de 2021, après une phase transitoire.
À sa place, les pouvoirs publics ont déployé MaPrimeRénov, une aide versée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Le changement n’est pas cosmétique. Un crédit d’impôt vient réduire l’impôt sur le revenu l’année suivant la dépense, après la déclaration ; il profite surtout aux ménages imposables. Une prime, au contraire, est versée directement, souvent avant ou pendant les travaux, et bénéficie en priorité aux ménages modestes qui, faute d’impôt suffisant, ne tiraient qu’un profit limité d’un crédit d’impôt.
Concrètement, si vous financez en 2026 des travaux d’isolation, le remplacement d’une chaudière au fioul par une pompe à chaleur ou l’installation d’un chauffe-eau thermodynamique, vous ne cochez aucune case de crédit d’impôt sur votre déclaration de revenus. Vous déposez un dossier MaPrimeRénov, en amont, sur la plateforme dédiée. Le fonctionnement, les barèmes par profil de revenus et les plafonds de travaux sont détaillés dans notre guide MaPrimeRénov 2026.
Deux crédits d’impôt subsistent néanmoins dans le champ du logement, et c’est la source d’une grande confusion : le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement à la perte d’autonomie, toujours actif, et le crédit d’impôt pour l’installation d’un système de charge de véhicule électrique, dont c’est la dernière année d’application. Ils font l’objet des sections suivantes.
Ce qui a remplacé le crédit d’impôt : MaPrimeRénov et les aides à l’énergie
La rénovation énergétique repose désormais sur un empilement d’aides qui ne passent pas par la déclaration de revenus. Il est utile de les distinguer, car aucune ne prend la forme d’un crédit d’impôt.
MaPrimeRénov est le pilier du dispositif. Cette subvention de l’Anah couvre une part des travaux d’économie d’énergie, modulée selon quatre profils de revenus (bleu, jaune, violet, rose) et selon la nature des travaux (geste par geste ou rénovation d’ampleur avec accompagnement). Le détail des barèmes figure sur la fiche officielle de MaPrimeRénov publiée par France Rénov.
Les certificats d’économies d’énergie (CEE) prennent la forme de primes versées par les fournisseurs d’énergie, en contrepartie de travaux réduisant la consommation. Elles ne sont ni imposables ni déclarées.
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), régi par l’article 244 quater U du CGI, finance sans intérêt le reste à charge après subventions. Il s’agit d’un prêt, pas d’un avantage fiscal direct : le montant emprunté et les travaux éligibles sont précisés sur la fiche de l’éco-prêt à taux zéro.
La TVA à taux réduit de 5,5 pour cent, prévue à l’article 278-0 bis A du CGI, s’applique aux travaux d’amélioration de la qualité énergétique des logements achevés depuis plus de deux ans. Cet avantage est intégré directement dans la facture de l’entreprise ; il ne fait l’objet d’aucune démarche déclarative de la part du particulier.
Aucun de ces quatre leviers n’est un crédit d’impôt. C’est la raison pour laquelle la recherche d’un « crédit d’impôt travaux développement durable » sur une déclaration 2042 se solde par une impasse : le circuit fiscal a été remplacé par un circuit de subventions directes.
Le crédit d’impôt borne de recharge pour véhicule électrique (article 200 quater C)
C’est le seul crédit d’impôt strictement « développement durable » encore mobilisable, et 2026 en est la dernière année. Pour les dépenses payées en 2025, l’installation d’un système de charge pour véhicule électrique dans la résidence principale ou secondaire ouvre droit à un crédit d’impôt égal à 75 pour cent du montant, plafonné à 500 euros par système de charge (article 200 quater C du CGI). Ces paramètres sont confirmés par la fiche officielle relative à l’installation de bornes de charge pour véhicule électrique.
Depuis 2023, une condition technique s’ajoute : le système doit être pilotable, c’est-à-dire capable de moduler la puissance appelée ou de programmer la recharge, afin de participer à l’équilibre du réseau. Une prise renforcée sans fonction de pilotage n’est plus éligible. La doctrine administrative détaille l’ensemble des conditions dans le BOFiP consacré au crédit d’impôt système de charge (CIBRE).
Point de calendrier décisif : ce crédit d’impôt est supprimé pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2026. La déclaration déposée au printemps 2026, au titre des revenus 2025, constitue donc l’ultime fenêtre pour en profiter. Une facture réglée le 30 décembre 2025 reste éligible ; la même facture réglée le 2 janvier 2026 ne l’est plus. Le principe retenu est celui du paiement effectif, non de la date de commande ou de pose.
Exemple chiffré. Un foyer fait installer en novembre 2025 une borne pilotable facturée 1 100 euros, pose comprise. Le crédit d’impôt théorique serait de 1 100 x 75 pour cent = 825 euros, mais il est ramené au plafond de 500 euros par système de charge. Le foyer déclare 1 100 euros de dépense et obtient 500 euros de crédit d’impôt, restitué même s’il n’est pas imposable.
Sur le plan déclaratif, les dépenses se reportent sur l’annexe 2042 RICI, dans la rubrique dédiée aux systèmes de charge, en case 7ZQ pour le premier système installé dans l’habitation principale et 7ZR pour un second. Le crédit d’impôt étant intégralement remboursable, il donne lieu à restitution par le Trésor public lorsqu’il excède l’impôt dû, comme le rappelle la fiche pratique de l’administration sur le crédit d’impôt borne de recharge.
Le crédit d’impôt adaptation du logement à la perte d’autonomie (article 200 quater A)
Voici le second crédit d’impôt encore actif, souvent oublié dans les réflexes « développement durable » alors qu’il relève de la même logique d’aménagement durable du logement. L’article 200 quater A du CGI ouvre droit à un crédit d’impôt égal à 25 pour cent des dépenses, retenues dans la limite de 5 000 euros pour une personne seule et 10 000 euros pour un couple soumis à imposition commune, plafond apprécié sur une période de cinq années consécutives et majoré de 400 euros par personne à charge. Ces montants sont précisés sur la fiche officielle relative aux travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie.
Le crédit d’impôt vise deux catégories de dépenses. D’une part, les équipements sanitaires ou de sécurité et d’accessibilité spécialement conçus pour les personnes âgées ou handicapées : bacs à douche extra-plats, sièges de douche muraux, barres d’appui, mains courantes, systèmes de commande adaptés. D’autre part, ces équipements doivent être fournis et posés par la même entreprise, condition impérative dont l’oubli fait tomber l’avantage. La liste des équipements éligibles et le champ précis du dispositif figurent dans le BOFiP relatif au crédit d’impôt en faveur de l’aide aux personnes.
Une évolution récente restreint l’accès à ce crédit. Depuis les dépenses de 2024, le bénéfice de l’avantage est réservé aux foyers dont un membre est soit âgé de plus de 60 ans en situation de perte d’autonomie (relevant des groupes GIR 1 à 4), soit titulaire d’un taux d’incapacité d’au moins 50 pour cent, et sous conditions de ressources appréciées à partir du revenu fiscal de référence. Les équipements simplement « confort » installés sans lien avec une perte d’autonomie ne sont plus éligibles.
Attention au chevauchement avec MaPrimeAdapt’. Depuis 2024, l’Anah verse une aide dédiée à l’adaptation du logement au vieillissement, MaPrimeAdapt’. Le crédit d’impôt de l’article 200 quater A et cette prime ne se cumulent pas sur les mêmes travaux : un même équipement ne peut ouvrir droit qu’à l’un ou à l’autre. Il faut donc arbitrer, généralement en fonction du niveau de ressources, la prime étant plus avantageuse pour les ménages modestes et le crédit d’impôt restant pertinent pour ceux qui ne remplissent pas les conditions de MaPrimeAdapt’.
Cumul MaPrimeRénov et crédits d’impôt : ce qui est possible
La question du cumul revient sans cesse, et la réponse tient en une règle simple : un même euro de dépense ne peut être aidé qu’une fois. Tout le reste en découle.
MaPrimeRénov se cumule sans difficulté avec les certificats d’économies d’énergie, l’éco-prêt à taux zéro et les aides des collectivités locales, car ces dispositifs financent conjointement le même chantier de rénovation énergétique sans qu’aucun ne soit un crédit d’impôt. Le total de ces aides ne peut simplement pas dépasser le montant réellement dépensé : un reste à charge minimal est imposé à la plupart des ménages.
Le cumul avec les crédits d’impôt encore actifs obéit à la même logique de séparation des postes de dépense :
- Le crédit d’impôt borne de recharge (article 200 quater C) porte sur un équipement, le système de charge, qui n’entre pas dans le champ de MaPrimeRénov. Les deux se cumulent donc naturellement, chacun sur sa propre dépense : MaPrimeRénov pour l’isolation ou le chauffage, le crédit d’impôt pour la borne.
- Le crédit d’impôt adaptation du logement (article 200 quater A) vise l’accessibilité et la sécurité, un objectif distinct de la performance énergétique. Il se cumule donc avec MaPrimeRénov lorsque les travaux sont différents. En revanche, il ne se cumule pas avec MaPrimeAdapt’ sur un même équipement, comme indiqué plus haut.
Le point de vigilance décisif concerne le propriétaire bailleur au régime réel. Lorsqu’il déduit des travaux de ses revenus fonciers, il doit d’abord retrancher les subventions perçues (MaPrimeRénov, CEE) du montant déductible. Déduire la dépense brute reviendrait à cumuler deux fois l’avantage sur le même euro, ce que l’administration rectifie systématiquement. La séquence est immuable : subvention d’abord, déduction ensuite. Ce mécanisme, qui peut générer un déficit imputable sur le revenu global, est développé dans notre article sur le déficit foncier et le plafond de 10 700 euros.
Comment déclarer ces dépenses sur la 2042 en 2026
La réponse dépend de la nature de l’aide, et c’est précisément là que se concentrent les erreurs.
MaPrimeRénov, CEE, TVA réduite : rien à déclarer. Pour un propriétaire occupant, ces aides ne figurent nulle part sur la déclaration de revenus. La prime n’est pas imposable, la TVA réduite est intégrée à la facture, et aucune case de la 2042 n’est concernée. La seule exception vise le bailleur au régime réel, qui doit déduire les travaux nets de subvention de ses revenus fonciers sur l’annexe 2044.
Crédit d’impôt borne de recharge : cases 7ZQ et 7ZR de la 2042 RICI. Le montant des dépenses payées en 2025 se reporte dans la rubrique des systèmes de charge de l’annexe 2042 RICI. Le service de déclaration en ligne calcule automatiquement le crédit d’impôt de 75 pour cent, plafonné à 500 euros par borne. Conservez la facture de l’entreprise, qui atteste du caractère pilotable du système, pendant les trois années suivant la déclaration.
Crédit d’impôt adaptation du logement : rubrique dédiée de la 2042 RICI. Les dépenses d’équipements pour personnes âgées ou handicapées se reportent dans la section correspondante de l’annexe 2042 RICI. La facture, qui doit mentionner la fourniture et la pose par la même entreprise ainsi que la nature des équipements, est à conserver comme justificatif.
Dans tous les cas, la restitution du crédit d’impôt intervient d’office, au vu de la 2042 RICI jointe à la déclaration principale, y compris pour les foyers non imposables. Pour situer ces dispositifs dans l’ensemble des avantages fiscaux, notre panorama des réductions et crédits d’impôt 2026 recense les principaux mécanismes, et notre article sur le crédit d’impôt emploi à domicile illustre un autre avantage remboursable qui, lui aussi, se déclare sur la 2042 RICI.
Ces crédits d’impôt comptent-ils dans le plafond des niches fiscales ?
Oui pour les crédits d’impôt, non pour MaPrimeRénov. Le plafonnement global des avantages fiscaux, fixé à 10 000 euros par foyer et par an au titre des réductions et crédits d’impôt de droit commun (article 200-0 A du CGI), inclut le crédit d’impôt borne de recharge et le crédit d’impôt adaptation du logement, comme la plupart des avantages imputés sur l’impôt sur le revenu.
MaPrimeRénov, en revanche, échappe entièrement à ce plafond, puisqu’il s’agit d’une subvention directe et non d’un avantage fiscal imputé sur l’impôt. Un foyer qui a déjà saturé son enveloppe de 10 000 euros avec d’autres dispositifs peut donc percevoir MaPrimeRénov sans aucune incidence. Les deux logiques sont étanches. Le fonctionnement précis de ce plafond, les avantages inclus et exclus, est détaillé dans notre article sur le plafonnement des niches fiscales à 10 000 euros.
Les erreurs fréquentes à éviter
Trois confusions reviennent systématiquement et peuvent coûter cher.
Croire que la rénovation énergétique donne encore un crédit d’impôt. C’est l’erreur la plus répandue. Isolation, chauffage, menuiseries : ces travaux relèvent de MaPrimeRénov, pas d’un crédit d’impôt. Chercher une case sur la 2042 pour ces dépenses est une perte de temps, et surtout le signe qu’un dossier de prime n’a pas été déposé au bon moment, en amont des travaux.
Manquer la dernière année du crédit d’impôt borne de recharge. Le dispositif s’éteint pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026. Un contribuable qui a installé une borne pilotable en 2025 mais oublie de la déclarer au printemps 2026 perd définitivement les 500 euros de crédit d’impôt. Il faut donc penser à reporter la dépense en cases 7ZQ ou 7ZR.
Déduire des travaux bruts en tant que bailleur. Pour un propriétaire bailleur, oublier de retrancher MaPrimeRénov ou les CEE des travaux déductibles constitue une double prise en compte de la même dépense. En cas de contrôle, l’administration réintègre la subvention, applique des intérêts de retard et, le cas échéant, une majoration. La rigueur sur la séquence de calcul est ici essentielle.
Un dernier rappel de méthode : une aide finance des travaux, elle ne les rentabilise pas à elle seule. La décision de rénover ou d’adapter un logement doit s’apprécier globalement, en intégrant le gain d’usage réel, la valorisation du bien et le reste à charge après cumul de toutes les aides. Pour approfondir l’ensemble de ces dispositifs, la rubrique niches fiscales de Déclarisons rassemble les principaux avantages applicables au logement.
Questions fréquentes
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique existe-t-il encore en 2026 ?
Non. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), codifié à l’article 200 quater du CGI, a été supprimé pour les dépenses payées à compter de 2021. Il a été remplacé par MaPrimeRénov, une aide directe versée par l’Agence nationale de l’habitat, qui n’est pas un crédit d’impôt et ne se déclare pas sur la 2042. Les seuls crédits d’impôt subsistant dans le champ du logement concernent l’adaptation à la perte d’autonomie (article 200 quater A) et, pour les dépenses de 2025 uniquement, l’installation d’un système de charge pour véhicule électrique (article 200 quater C).
Quel est le montant du crédit d’impôt pour une borne de recharge en 2026 ?
Pour les dépenses payées en 2025 et déclarées au printemps 2026, le crédit d’impôt est égal à 75 pour cent du montant, dans la limite de 500 euros par système de charge pilotable (article 200 quater C du CGI). Le système doit être capable de moduler la puissance appelée ou de programmer la recharge. Attention : ce crédit d’impôt est supprimé pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2026. La déclaration 2026 est donc la dernière occasion d’en bénéficier.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov avec un crédit d’impôt sur les mêmes travaux ?
MaPrimeRénov se cumule avec l’éco-prêt à taux zéro, les certificats d’économies d’énergie et les aides des collectivités, mais pas avec un crédit d’impôt portant sur la même dépense. La règle transversale est qu’un même euro de dépense ne peut pas être aidé deux fois. En revanche, des dispositifs qui financent des travaux distincts, par exemple MaPrimeRénov pour l’isolation et le crédit d’impôt borne de recharge pour un point de charge, se cumulent sans difficulté, chacun sur son propre poste de dépense.
MaPrimeRénov est-elle imposable et compte-t-elle dans le plafond des niches fiscales ?
Non sur les deux points. MaPrimeRénov n’est pas un revenu imposable et n’a pas à figurer sur la déclaration de revenus. Comme il s’agit d’une subvention directe et non d’un avantage imputé sur l’impôt, elle échappe entièrement au plafonnement global des avantages fiscaux fixé à 10 000 euros par foyer et par an (article 200-0 A du CGI). Seuls les crédits d’impôt qui s’imputent sur l’impôt, comme celui de la borne de recharge ou de l’adaptation du logement, entrent dans ce plafond.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre documentaire général, sur la base de la législation et de la doctrine fiscale en vigueur à la date de publication (juillet 2026). Elles ne constituent pas un conseil fiscal personnalisé. Pour toute situation particulière, consultez un professionnel qualifié ou l’administration fiscale (impots.gouv.fr).
Questions fréquentes
- Le crédit d'impôt pour la transition énergétique existe-t-il encore en 2026 ?
- Non. Le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), codifié à l'article 200 quater du CGI, a été supprimé pour les dépenses payées à compter de 2021. Il a été remplacé par MaPrimeRénov, une aide directe versée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), qui n'est pas un crédit d'impôt et ne se déclare pas sur la 2042. Les seuls crédits d'impôt subsistant dans le champ du logement concernent l'adaptation à la perte d'autonomie (article 200 quater A) et, pour les dépenses de 2025 uniquement, l'installation d'un système de charge pour véhicule électrique (article 200 quater C).
- Quel est le montant du crédit d'impôt pour une borne de recharge en 2026 ?
- Pour les dépenses payées en 2025 et déclarées au printemps 2026, le crédit d'impôt est égal à 75 pour cent du montant, dans la limite de 500 euros par système de charge pilotable (article 200 quater C du CGI). Le système doit être capable de moduler la puissance appelée ou de programmer la recharge. Attention : ce crédit d'impôt est supprimé pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2026. La déclaration 2026 (revenus 2025) est donc la dernière occasion d'en bénéficier.
- Peut-on cumuler MaPrimeRénov avec un crédit d'impôt sur les mêmes travaux ?
- MaPrimeRénov se cumule avec l'éco-prêt à taux zéro, les certificats d'économies d'énergie et les aides des collectivités, mais pas avec un crédit d'impôt portant sur la même dépense. La règle transversale est qu'un même euro de dépense ne peut pas être aidé deux fois. En revanche, des dispositifs qui financent des travaux distincts (par exemple MaPrimeRénov pour l'isolation et le crédit d'impôt borne de recharge pour un point de charge) se cumulent sans difficulté, chacun sur son propre poste de dépense.
- MaPrimeRénov est-elle imposable et compte-t-elle dans le plafond des niches fiscales ?
- Non sur les deux points. MaPrimeRénov n'est pas un revenu imposable et n'a pas à figurer sur la déclaration de revenus. Comme il s'agit d'une subvention directe et non d'un avantage imputé sur l'impôt, elle échappe entièrement au plafonnement global des avantages fiscaux fixé à 10 000 euros par foyer et par an (article 200-0 A du CGI). Seuls les crédits d'impôt qui s'imputent sur l'impôt, comme celui de la borne de recharge ou de l'adaptation du logement, entrent dans ce plafond.
Articles du CGI référencés
- CGI art. 200 quater (ancien crédit d'impôt transition énergétique, abrogé)
- CGI art. 200 quater A (adaptation du logement à la perte d'autonomie ou au handicap)
- CGI art. 200 quater C (système de charge pour véhicule électrique, CIBRE)
- CGI art. 278-0 bis A (TVA à taux réduit sur les travaux de rénovation énergétique)
- BOFiP BOI-IR-RICI-285 (crédit d'impôt système de charge, CIBRE)
- BOFiP BOI-IR-RICI-290 (crédit d'impôt en faveur de l'aide aux personnes)
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